Posté par sur février 12, 2018 dans Non classé | zéro commentaires

 
 

Le blog, contributions de février à novembre 2018

Depuis février 2018 ce blog est alimenté en développant mes pensées sur un sujet d’actualité, sur une thématique de développement personnel ou d’évolution spirituelle. C’est parti !
 
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Les états contraires

Vaut-il mieux être riche ou pauvre, insignifiant ou important, dirigeant plutôt que dirigé, indépendant plutôt que dépendant. Cette liste d’états contraires nous met à chaque fois devant des dilemmes parce que nous arrivons toujours à identifier, pour l’un et pour l’autre, autant d’avantages que d’inconvénients.
J’ai été amené à réfléchir sur cette question sur les états contraires par le biais de considérations sur notre importance pour l’univers. Si je me place au niveau de l’immensité de l’univers, en me disant qu’il se peut bien qu’il compte autant de galaxies que la nôtre compte d’étoiles, je pourrais en conclure que ma vie est totalement insignifiante. Si je me place au niveau de ce qui se passe autour de moi, la même réflexion aboutit au résultat contraire. Cette réflexion s’est trouvée alimentée par les résultat des recherches du physicien Nassim Haramein qui nous montre comment sur le plan mathématique, un seul photon renvoie à l’univers entier, mettant ainsi en évidence un jeu de miroir entre l’infiniment petit et l’infiniment grand. Lorsque l’infiniment petit répond d’une manière totalement symétrique à l’infiniment grand, l’un ne saura exister sans l’autre. Il en de même pour tout une série d’autres états contraires. Un laps de temps éternel répondra de manière symétrique à une fraction de temps infiniment petite. L’inconscience est en miroir de la conscience, la richesse est en miroir de la pauvreté, etc.
J’ai compris que notre mental est habitué à fonctionner selon un mode exclusif : lorsque je choisis A je dois renoncer à B. Il y a une différence entre les choix réellement binaires devant lesquelles la vie peut nous mettre, comme celui de devoir choisir de prendre la première ou la deuxième sortie d’un rond-point, ou les états contraires qui comprennent une infinité d’états intermédiaires. Pris dans un choix impliquant des états contraires, nous pouvons nous sentir dans une obligation de trancher alors que la nature même des états contraires n’est pas binaire.
Riche de cette compréhension, la réponse que nous chercherons désormais à donner lorsque mis devant une situation de choix entre des états contraires, sera une sorte de combinaison de l’un ET de l’autre. Un laps de temps, une seconde par exemple, est une combinaison d’un temps très court ET d’un temps très long. Nous sommes tous riches et pauvres à la fois, inconscient de certaines choses ET conscient d’autres, important ET sans importance, très évolués ET si simultanément si peu évolué, si intelligents ET si stupides parfois.
Je vous propose de tenter d’identifier quelques uns de ces états contraires auxquels vous pourriez vous sentir confronté et tenter d’en supprimer l’aspect binaire par l’introduction du « ET ». Comme les décisions binaires impliquent la zone frontale, l’introduction du « ET » permet de diminuer la charge frontale du cerveau et faire travailler d’avantage d’autres zones, plus à l’arrière de notre cortex. Quel relâchement en perspective !

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Même un dysfonctionnement est un fonctionnement

Lorsque je vois une personne qui boîte, une autre qui bégaye en essayant d’aligner quelques mots ou entrain de tousser pour libérer ses capillaires pulmonaires engluées, j’en arrive à me poser des questions sur ce que nous appelons très communément des dysfonctionnements de notre corps humain. Combien d’emballages de médicaments vantent une action efficace contre les dysfonctionnements des reins, de la vessie des glandes lambda et je ne sais quel autre organe vital. C’est comme si un certain regard sur notre fonctionnement cherchait à y percevoir tous les dysfonctionnements possibles, dans l’optique d’une médication appropriée qui remettrait de l’ordre dans ces rouages grippés. C’est vrai qu’une voiture peut connaître le dysfonctionnement lorsqu’une pièce est trop usée ou cassée par sollicitation excessive. C’est vrai que son installation électrique peut dysfonctionner suite à la présence d’un rongeur qui s’est pris à l’isolant des câbles.
Au Moyen-Âge, personne n’aurait recouru au mot « dysfonctionner » pour désigner une maladie. Très souvent, on y voyait le mal qui, sous une forme pernicieuse, s’en prenait au malade et à sa sève vitale. Il fallait alors trouver un moyen de chasser ce mal. Cet exemple permet de comprendre à quel point, notre conception de la maladie est liée à l’époque. Vu que nous sommes entrain de passer d’une époque à l’autre, nous pourrions aussi enterrer l’idée du dysfonctionnement, bien trop calquée sur l’univers des machines. En quoi sommes-nous différent de la machine ou de la mécanique bien huilée ?

  • Au vu de notre capacité de régénération, nous cesserons d’accorder du crédit aux idées toutes ficelées sur l’usure du corps, donc à la normalité des maladies dégénératives avec l’avancée en âge tout en cherchant à mieux comprendre et favoriser nos capacités de régénération.
  • Au vu de notre capacité à auto-guérir, c’est-à-dire trouver en nous des capacités à retrouver notre équilibre, nous investirons dans la compréhension des mécanismes d’auto-guérison plutôt que paniquer à l’apparition de la moindre bactérie.
  • En comprenant que nous ne pouvons nous couper en plusieurs parties, nous accepterons que bien des maladies dites physiques trouvent leur raison d’être au niveau émotionnel ou psycho-émotionnel. Si nécessaire, nous chercherons à ramener nos difficultés de santé à une dimension globale. La vision holistique cessera d’être marginale.
  • Avec l’avènement de la physique quantique, nous accepterons aussi notre nature fractale, qu’en occurrence, ce qui se déroule au niveau du mental ou au niveau de nos émotions peut très bien avoir un impact au niveau de chaque cellule. Cela révolutionnera notre manière de concevoir notre corps.
  • Avec un nouveau paradigme sur la vie, nous considérerons que notre corps est fait pour vivre, et non pour survivre. Nous chercherons donc à nous nourrir de multiples forces de vie plutôt que de nous préoccuper de notre survie.

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Neuro(in)conscience

Les neurosciences se profilent actuellement comme une branche scientifique sur le point de bouleverser tout un tas de conceptions sur nous-mêmes, et en particulier la manière dont notre cerveau traite les émotions, effectue des apprentissages, se met en état de stress, etc. Nous pensions que le son développement s’arrêtait durant l’enfance pour aller vers un déclin inexorable. En plus, on nous disait (à tort bien sûr …) que nous n’utilisions que 10 pourcent de nos capacités mentales. Aujourd’hui, nous savons que la plasticité des interconnections neuronales se fait en fonction des informations que nous lui donnons à traiter. Pour que le cerveau gagne en capacités, il s’agit vraiment de faire du nouveau, de soumettre son cerveau à des informations, des exigences, de défis qu’il n’a pas encore connus et qui incluent une participation du corps. Le remodelage du cerveau s’opère ainsi par l’apprentissage de nouvelles langues ou du pilotage d’un drone, par l’entrée dans l’univers du tango argentin ou toute autre danse ou technique corporelle. Il y a une réelle différence entre se nourrir de connaissances et acquérir des nouvelles compétences. Dévorer tous les romans best-sellers de l’année ne changera pas la structure du cerveau, pas plus que d’apprendre par cœur le dictionnaire. Devant l’évidence, nous sommes appelés à revoir nos théories sur les apprentissages, ne serais-ce que par le simple constat qu’une personne amenée à trouver elle-même la solution à un problème qui lui est soumis s’en souviendra infiniment mieux que la personne à qui l’on a simplement expliqué la solution; autre manière de réitérer ce que nous savions déjà : le gavage du cerveau ne sert pas à grand chose.
Est-ce que les neurosciences vont devenir la religion du 21ème siècle ? Un puissant bémol surgit en moi, et c’est de cela que j’aimerais vous parler dans cette édition estivale de mon blog de bioénergéticien. Bien qu’en admiration devant les prouesses des neurosciences et des neurochirurgiens, je voudrais exprimer mon désaccord total face aux théories avancées sur la notion de conscience. Une des théories, défendues par le célèbre neurochirugien anglais Henry Marsh (son dernier livre et best-seller, traduit en français Entre mes mains, se lit facilement en une journée de plage), considère la conscience comme un état d’être magique qui surgit quand tous nos neurones se trouvent à l’état opérationnel et en interaction les uns avec les autres. Evidemment, dans cette vision-là, la mort cérébrale équivaut à la cessation de la conscience. La conscience se trouve ainsi reléguée à un état d’excitation de la matière, comme dans l’histoire du monstre Frankenstein, éveillé à la vie par apport successif de décharges électriques. Qu’est-ce qu’est la conscience si ce n’est pas un état activé de la matière grise, comme le pensent certains ténors des neurosciences ? En quête d’une autre version, je suis allé voir les vidéos de Maharishi à ce sujet. Pendant un bon moment, j’ai attentivement écouté son « anglaindien » mais vraiment désolé, je n’y ai rien compris du tout. En y pensant, il me semble que chacun d’entre nous tient sa version de ce qu’est la conscience. Henry Marsh est totalement libre de vivre cette dernière comme un état où toutes les cellules nerveuses dans son cerveau fonctionnent en synchronisme. Et je vous assure, tout guru, qu’il soit originaire du continent Indien ou issu des laboratoires de la neuroscience, vous tiendra un autre langage. Moralité : il me semble bon que chacun cherche sa propre définition de ce qu’est la conscience, en fonction de ses croyances, de ses connaissances, mais aussi en fonction de son état d’éveil.
Un autre malaise que je vis face au pouvoir montant des neurosciences, concerne la tendance à développer et diffuser l’idée d’un super-cerveau. Allez sur Youtube et entrez les deux mots clés suivants « Super Brain » . Parmi les multiples renvois à une émission télé et les références au group rock superbrain, vous trouverez de la musique spécifique pour développer votre Superbrain et plein d’autres considérations sur des méthodes pouvant booster votre cerveau. Il est vrai aussi que, rien qu’en posant deux ou trois électrodes sur la tête, nous pouvons, par le biais d’ondes cérébrales, donner des commandes à une machine. Bien sûr que nous devrons apprendre à générer les bonnes ondes cérébrales pour effectuer une opération plutôt qu’une autre. Nous verrons donc se multiplier des machines ou des véhicules qui sont commandées via des électrodes branchées sur le cerveau de leur opérateur ou conducteur. Ça sert à quoi un super-cerveau? A devenir encore plus productif et encore plus stressé ?
En lisant le pavé de Daniel Goleman sur l’intelligence émotionnelle, il nous est présenté que l’intelligence émotionnelle résulte d’un bon fonctionnement de deux petites structures de notre cerveau limbique, cette partie de notre cerveau qui est situé au col du tronc cérébral, au plus profond de notre crâne. Et si ces deux petites structures, nommées respectivement l’hippocampe et l’amygdale, ne fonctionnent pas d’une manière harmonieuse, nous voilà relégués dans le casier des « malades ou infirmes du cerveau émotionnel ». Je décèle parmi les protagonistes de l’intelligence émotionnelle une pincée de schyzophrénie : Un premier volet s’ouvre sur un aspect de développement personnel intitulé « développer son intelligence émotionnelle », et un deuxième vise à identifier et nommer toutes sortes de pathologies liées à une gestion émotionnelle déficiente. « Dites Docteur, puis-je développer mon intelligence émotionnelle alors que vous m’avez diagnostiqué plusieurs dysfonctionnements dans mon cerveau limbique ? » Cela m’incite à pronostiquer une prochaine arrivée sur le marché de médicaments ciblés pour contrer les dysfonctionnements de notre cerveau émotionnel ?
Le dernier aspect de mon malaise est en relation directe avec mon travail et mes découvertes durant les deux dernières années sur les différents centres énergétiques qui gouvernent et fournissent l’énergie mentale indispensable pour les divers processus dont nous rendons très généralement responsable notre cerveau physique. D’après ma compréhension, le sang amené au cerveau ne fournit en réalité qu’une partie de l’énergie nécessaire à faire de nous des êtres pensants. L’autre partie est celle qui alimente notre mental à travers les divers centres énergétiques et pourrait s’apparenter à ce que nous désignons parfois par « énergie libre ». Or, je conçois que sommes bien plus que des êtres pensants. A travers nos centres énergétiques et nos perceptions subtiles, nous nous trouvons connectés à des réalités multidimensionnelles qui transcendent largement notre personne. Nous comprenons bien que la dimension spirituelle de la vie ne peut être accueilli par les théories des neurosciences et ses considérations sur le fonctionnement du cerveau. En effet, il y a une grande différence entre vivre sa spiritualité et avoir des croyances.
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Sortir de la zone d’inconfort

(juin 2018) Il y a quelques jours que je blaguais avec une amie sur cette fameuse injonction qui nous invite à sortir de notre zone de confort. Pour moi, les véritables zones de confort se trouvent majoritairement dans le hall d’entrée d’un hôtel de luxe. Arrangés autour d’une table basse impeccablement lustrée, un ou deux fauteuils en cuir vont accueillir nos fesses, s’y enfonçant si profondément qu’il est vraiment difficile d’en resurgir.
Pris au piège dans le confort, ça nous arrive, mais j’ai l’impression que ce qui nous arrive bien plus souvent encore, c’est de nous trouver happé dans l’inconfort. Piège mutant, qui cache bien son jeu, il prend des allures variables et se présente comme une addiction, un job insatisfaisant, des relations toxiques ou une situation de couple infernale. Et quand le piège de l’inconfort se resserre, il risque carrément de choisir le masque de la maladie. Cette constatation nous amène forcément vers une autre question : Combien faut-il d’inconfort pour faire bouger quelqu’un ? Faut-il se trouver en état d’épuisement, en burn-out, au bord de la folie ou à l’agonie pour changer quelque chose à une situation d’inconfort ?
Lorsque j’observe « les gens » autour de moi, je me demande souvent ce qui les empêche de sortir de leur zone d’inconfort, de changer leur mode de vie, leurs priorités, de diminuer leur dose quotidienne de télé, de café ou de fumée. Si c’était si facile de changer, tout le monde ferait passer la liste des bonnes résolutions au tiroir des affaires classées. Je crois détenir une idée du pourquoi. Nous avons une fâcheuse tendance à créer une image de nous-mêmes qui est statique et parfois tout aussi immuable et légendaire que la Ford Mustang ou le Pastis Ricard. Surtout ne changez rien ! Ce que nous connaissons et répétons a l’infini nourrit nos routines selon l’adage: ça fonctionne pas très bien, mais ça fonctionne quand même. Les routines sont nos rituels rassurants, ils sont les piliers auxquels nous nous cramponnons dans un monde que nous croyons instable. Mais est-ce que stable veut dire statique ?
J’ai toujours été fasciné par le vélo, et encore plus par le monocycle qui invite l’acrobate à une danse permanente pour se maintenir en équilibre. Une petite méditation sur la bicyclette nous apprend que la vie, c’est le mouvement. Même pour tenir debout, notre corps effectue des micromouvements. Tenir sur un pied, c’est presque facile quand nous le pratiquons tout en bougeant tout le corps. Pour tout artiste et danseur, l’équilibre ou la stabilité n’est pas un état statique mais plutôt un alignement sur un axe dont il s’éloigne éloigne et s’approche continuellement.
Nous commençons à comprendre que nos difficultés à sortir de nos zones d’inconfort pourraient trouver leur source dans une mécompréhension métaphysique de l’Univers. En réalité, il est parfaitement stable, mais absolument pas statique. Dans cette croyance-là, vivre dans cet Univers stable revient à être continuellement en équilibre autour de son axe. Dans une croyance contraire, l’Univers est instable et demande donc de notre part un grand effort pour qu’à notre échelle, il se présente dans sa stabilité. De ce fait, et toujours dans cette croyance opposée, les zones d’inconfort, absolument statiques de nature, comblent naturellement une partie du désir de stabilité.
Ayant compris que derrière la difficulté de sortir de son inconfort se cache le besoin métaphysique de stabilité, nous allons cesser de nous faire violence par des régimes draconiens, des privations et je ne sais quels autres rituels pour chercher à briser les chaînes qui nous lient à nos routines. Ça pourrait être beaucoup plus simple, il suffit de chercher à changer sa vision de l’Univers.
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Avoir confiance en l’univers

Ce mois-ci (mai 2018), j’ai décidé d’aborder un vrai sujet bateau, disons plutôt paquebot. Il se peut que vous ayez déjà (presque) tout lu à ce sujet, pratiqué tous les exercices et méditations proposés en vue de gagner un max de confiance. Mais alors, que puis-je bien ajouter à tout ce qui a déjà été dit? Et pourtant, je vous invite à lire la suite, peut être qu’il y a du nouveau en la matière.
Faire confiance à quelque chose ou quelqu’un implique l’idée de la fiabilité. J’ai confiance en mon interrupteur de lumière, j’ai confiance en mon ordinateur ou en ma femme de ménage. Et quand vous vous regardez dans le miroir, la confiance que vous avez en lui vous permet de dire que le nez qu’il vous renvoie est vraiment un peu tordu et que … Lancer une balle contre mur va la faire rebondir et revenir vers vous. Tout cela est fiable, mais alors, l’Univers est-il fiable ? Vous renvoie-t-il la balle que vous avez lancé, vous renvoie-t-il votre image avec fidélité ? J’ose affirmer que non ! L’Univers n’est pas fiable, il ne fonctionne ni comme un miroir, ni comme un mur qui vous renvoie les balles comme vous les lui avez envoyé. Bien souvent, vos actes généreux ne produisent aucune générosité à votre égard. Les bonjours lancés dans un restoroute tôt le matin, vous auriez aussi pu les prononcer devant une assemblée de sourds-muets. Plein d’optimisme, cette non fiabilité avérée de l’Univers nous a amené à produire quelques idées fallacieuses et hélas impossible à vérifier du genre : tu récoltes ce que tu sèmes, il te sera rendu au quintuple, les malheureux seront consolés, les affamés seront rassasiés et les dévoués iront au paradis. Combien de graines semées n’ont jamais germé – et combien de personnes attendent toujours la consolation due? Et pourtant, ça fait des millénaires, et peut être même bien plus longtemps que nous nous racontons certaines histoires à propos de l’univers.
En réfléchissant un peu, j’ai réalisé que nous fonctionnons avec l’Univers comme avec une banque : nous déposons nos actes de générosité sur un compte en l’Univers et espérons qu’il nous les retourne avec les intérêts dans un autre temps. Est-ce cela, avoir confiance en l’Univers ? Est-ce une machine à faire fructifier nos investissements ? Non, non et non, ça suffit ! De manière perverse, cette idée-là nous pousse à croire que nos actes mus par le dévouement, la gentillesse, la générosité, l’altruisme et le déni de soi seront récompensés et qu’il y a un véritable intérêt à donner, parce que cela génère du karma positif et reviendra en retour.
A mon avis, la première grande loi est que l’Univers fonctionne instantanément. Mais comme il est très complexe, nous ne verrons pas forcément l’effet de nos actions. Avoir confiance, c’est considérer qu’absolument rien ne se perd. En l’occurrence, toute action aura sa répercussion dans le présent, dans le passé ou dans le futur. Il n’y a donc absolument rien à attendre.
La deuxième grande loi est que l’Univers investit en nous, plutôt que l’inverse. Il a confiance en nous (hihi…). Un petit changement de regard s’impose.
La troisième loi est que tout est juste, même si les mécanismes sous-jacents nous échappent la plupart du temps. A l’extrême, avoir confiance totale en l’Univers devrait nous amener à considérer comme juste l’élection des plus grands imbéciles à la tête de nos pays. Donc dur dur d’avoir confiance en l’Univers, ça nous oblige de relativiser un peu nos propres objectifs et idéaux, aussi justes qu’ils soient à nos yeux.
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Être un plus souvent soi-même

Parmi les leitmotivs du développement personnel en tête de liste, nous allons trouver l’expression « devenir soi-même ». Cela sous-entend que nous ne sommes pas nous-mêmes et que grâce à des efforts de toute sorte, nous allons chercher à le devenir de plus en plus. Un des obstacles majeurs sur ce chemin du devenir sera de concilier la recherche qui pousse à prendre soin de ce « soi-même » avec une vie en société. Est-ce même possible ? Je me suis penché un peu sur la question et je vous livre quelques unes de mes réflexions.

Je me souviens d’une semaine initiatique mémorable dans les Vosges, mais aussi du retour dans le monde que j’avais ressenti comme une chute d’un nuage. J’aurais tant aimé rester là-haut, perché sur les hauteurs du Taennchel, haut lieu cosmotellurique dans les montagnes au-dessus de Koenigsbourg. Depuis cet épisode qui date déjà un peu, je me suis habitué à vivre des changements de niveau vibratoire importants sans en être affecté. Suivant la perspective adoptée, nous trouverons toujours un évènement ou un lieu qui tirera notre énergie vers le bas, ou alors, il y aura également, parfois de manière inattendue, un lieu ou une situation qui nous remontera et nous procurera des moments d’élévation et de sensations extatiques. La moralité que je m’en suis construite est de ne pas chercher à m’attacher à cela, ni aux moments extatiques, ni aux moments dans les fonds, en acceptant que les moments où je puisse me sentir vraiment moi-même sont éphémères et qu’ils puissent se présenter à moi sans la moindre bataille.

Il est certain que les retraites et les formations dans des lieux loin de nos problèmes, loin de l’agitation urbaine, familiale et loin des soucis liées à nos activités économiques peuvent se révéler être des moments fort dans nos vies, mais faut-il toujours partir en retraite pour trouver un peu de calme intérieur. Combien d’heures ou de jours sont nécessaires pour faire baisser la pression interne, calmer la respiration, le rythme cardiaque et le flux nerveux ? Et de manière plus flagrante encore, combien de temps faut-il pour qu’au contact avec la civilisation (ou l’incivilation), les bénéfices d’une retraite partent en fumée?

Je suppose que vous êtes tous d’accord avec le fait que se sentir soi-même ne peut se faire qu’en ayant atteint un peu de calme intérieur. Lorsque je désire obtenir un tel état de calme, je le situe dans le futur et me rends dépendant des moments propices me permettant d’atteindre le calme intérieur. Si le calme ne peut être atteint qu’au bord d’une piscine entourée de palmiers, combien de stress faut-il affronter pour quelques heures ou quelques journées de détente ? En cherchant à atteindre l’absence de ce désir, les tracas de la vie ne nous épargnent pas d’avantage. Par contre, ce qui change, c’est la rapidité avec laquelle peut s’installer le calme intérieur, puisque celui-ci ne dépend plus d’un futur, mais pourrait très bien intervenir dans la seconde qui suit. Lorsque la seconde de l’instant présent se trouve libérée de l’idée que la prochaine sera meilleure, il devient possible de goûter un peu plus souvent à cet état d’être empli de joie, celui dont nous pourrions espérer qu’il rayonne jusque dans les activités les plus « chiantes » du quotidien. Un-deux-trois … et tous mes chakras sont alignés, je respire calmement, je vis la détente, ma pensée est libre, je sens un souffle frais sur ma peau et les bruits de mon environnement cessent d’attiser mon attention et enfin, je ressens la joie intérieure. Quelle magie ! Devenir un peu plus soi-même pourrait ainsi s’apparenter à teinter d’avantage le monde de notre joie et ainsi réduire les moments durant lesquels nous laissons le monde nous teinter par sa déprime.
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Existe-t-il une différence entre pensée créatrice et pensée magique

Tout d’abord, qu’est-ce que la pensée créatrice. Lorsque je veux obtenir quelque chose, atteindre un but, trouver un job, une compagne, etc. je peux informer l’Univers de mon projet. Je pourrai placarder mon vœu sur un panneau d’affichage dédié à mes désirs, je pourrai prier pour cela et allumer une chandelle. Je pourrais même m’imaginer être déjà en possession de ma nouvelle voiture ou me visualiser dans ma nouvelle situation, comme si ce que j’essayais d’obtenir était déjà réalité. La pensée créatrice consiste à attirer quelque chose dans son champ, en correspondance une pensée exprimant un désir.
Et la pensée magique c’est quoi alors ? Je pense à un génie … et hop … il apparaît et me demande ce qu’il peut faire pour moi. Je pense à un bouquet de fleurs … et hop … un bouquet de fleurs est sur ma table. Je pense à Oncle Albert qui va avoir un accident … et hop … j’apprends quelques instants plus tard qu’Oncle Albert vient d’avoir un grave accident en moto. Suffit-il d’y penser pour que cela arrive ?
La pensée créatrice, tout aussi bien que la pensée magique, nous parlent du pouvoir de la pensée, de la transformation de la réalité grâce à quelque chose qui se déroule dans l’espace mental, sans que cela ait laissé la moindre trace dans la matière. Mais où est la différence ?

Pour qu’une pensée devienne créatrice, il est nécessaire de l’inscrire dans l’espace de tous les possibles par une action répétitive. Il ne suffit pas d’exprimer son désir par une pensée maintenue dans le champ de conscience pendant quelques secondes. Il ne suffit pas d’écrire simplement sur un panneau la liste de ses vœux. Il s’agit d’insister en recourant à la répétition, de créer un champ d’information suffisamment puissant en répétant son désir encore et encore. Et attention, on nous dit bien qu’il est important de veiller à ne formuler que des vœux portant sur quelque chose dont l’obtention est assumée. Parmi toutes les personnes qui désirent gagner à la loterie, combien de chanceux potentiels se projettent réellement dans leur éventuelle future situation en décidant à l’avance de la manière de gérer l’arrivée de la manne ?

Alors que de nos nombreux témoignages attestent du pouvoir de la pensée créatrice, pouvons nous dire la même chose de la pensée magique? Je pense réellement que la pensée magique, ça ne fonctionne pas et heureusement d’ailleurs. Voici un petit exemple pour illustrer mon propos: Votre voisin sonne à la porte et vous propose généreusement d’arroser votre jardin pendant vos vacances. Super, ça tombe bien, mais votre voisin est-il fiable? Ne serait-il pas entrain d’essayer d’obtenir les dates de vos vacances pour savoir à quel moment il pourrait s’introduire dans la maison en toute quiétude pour … je vous épargne la suite. Lorsque nous passons en revue l’ensemble de tous les scénarios possibles, qu’ils soient lumineux ou sombres, nous pensées vont décliner tant la bienveillance que la malveillance, afin de détecter de possibles failles. Bien heureusement qu’imaginer notre voisin dérober toute la bijouterie de Madame ou toute la collection d’instruments de musique anciens ne va pas provoquer que cela arrive réellement. Ouf !
Par contre, toutes les personnes qui croient à la pensée magique et désirent de ce fait n’avoir que de bonnes pensées, pourraient bien, par la présence d’un blocage karmique, se trouver dans l’incapacité à évoquer des scénarios malveillants. Chercher à gagner aux échecs sans agresser son adversaire est tout aussi illusoire que de chercher à échapper à la malveillance d’autrui sans pouvoir l’évoquer librement.
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Allumer du bois mouillé

ou “Comment changer la personne avec laquelle je me trouve en couple
Tout récemment, j’ai eu l’occasion d’aborder un thème bien connu de tous ceux (et surtout celles) qui se trouvent dans une relation de couple avec l’impression de devoir faire avancer le couple tout seul, comme s’il s’agissait de traîner une charrue.

D’un point de vue plutôt biologique, évoluer répond au besoin de la survie. Quand nous sommes en danger, c’est à ce moment-là que nous essayons de trouver une issue à la situation. Or, quand il est question de survie dans un couple, il est souvent trop tard. En d’autres termes, un des partenaires aura déjà décidé que pour survivre, il allait sortir de couple. La thématique de la survie appliquée au couple risque fort de ne point constituer un pôle attractif qui permettrait à un couple d’évoluer par une nécessité autre que l’urgence absolue. La survie du couple répond donc aux impératifs de survie de chacun des deux participants. Mais bien avant qu’il soit question de survie d’un couple, c’est la Vie de ce couple et la dynamique qui s’en suit qui détermine son issue future.

Quelle est la dynamique évolutive de chacun des participants au couple ? Avec un regard qui englobe la dynamique de l’âme, donc forcément ses incarnations antérieures, nous pourrions chercher à savoir qu’en est-il pour chacun des participants du couple. L’âme, quand elle cherche à évoluer, sera mue par un désir de perfection. Elle ne cherchera jamais à évoluer par survie, ça c’est une logique du corps incarné. Mais l’âme n’est pas toujours en mesure d’évoluer, car pour évoluer, l’âme doit se mettre dans l’idée qu’elle doit apprendre. Je constate que les êtres, en fonction de la dynamique de leur âme, peuvent se trouver dans des grandes périodes où elles évoluent parce que disposées à apprendre et se trouvent de ce fait sur une courbe ascendante, et d’autres périodes où elles n’évoluent pas, et se situent de ce fait sur la descente. Ces grandes périodes peuvent englober plusieurs incarnations.

Pour compliquer encore un peu, les âmes peuvent se trouver en mode ascendant sur une thématique qui va affecter la vie professionnelle et parallèlement en mode descendant pour ce qui touche aux relations, à la vie affective  – ou l’inverse: tout va bien dans les relations et rien ne va du point de vue professionnel.

Cette manière de regarder l’aptitude d’une personne à évoluer en fonction de l’âme avec laquelle est en lien suscite deux questions:

  • comment diagnostiquer que l’âme est sur une pente ascendante ou non ?
  • qu’est-ce qui peut inverser la tendance ?

Volontiers, je reçois vos interrogations ou amorces de solutions à ce sujet.