Les archétypes transgénérationnels, 10 ans déjà

J’ai découvert les archétypes transgénérationnels il y a 10 ans environ, puis j’ai écrit mon premier livre : Les archétypes transgénérationnels une approche énergétique. Dans un monde où les livres deviennent obsolètes deux ou trois années après leur parution, nous avons pris l’habitude de l’éphémère et du sensationnel. De temps en temps, je relis une page ou deux pour constater que ce que j’ai écrit sur le sujet est toujours pleinement d’actualité.

… et c’est toujours d’actualité

Parfois, je me dis que si devais réécrire ce livre aujourd’hui, il serait certainement différent tout en gardant les thèmes centraux. Ce dont je n’ai pas disposé il y a dix ans, c’est la connaissance de la relation entre le vécu et le karma de l’être avec le transgénérationnel véhiculé dans son arbre familial. Puis, il y a tout le recul par rapport à nos choix de vie, d’incarnation. Dans cet article, je vais aborder un aspect bien spécifique du transgénérationnel que je n’ai compris que récemment.

Qu’est-ce que le transgénérationnel

Rappelons-nous que le transgénérationnel, c’est l’ensemble des comportements, d’attitudes, de manière d’agir, de réagir, de ressentir, de penser, véhiculées par notre arbre généalogique, parfois depuis la nuit des temps. Dans ma vision, naître dans un corps humain ne revient pas seulement à emprunter un véhicule d’incarnation qui s’appelle « corps humain », programmé dans sa biochimie et son fonctionnement par l’ADN, mais aussi à adopter le transgénérationnel humain comme matrice pour savoir comment utiliser ses jambes, ses bras, sa bouche, sa voix, etc. Le reste nous parviendra sous forme d’éducation, d’adaptation, d’apprentissages, etc. Il se peut bien que cette vision diffère de l’idée habituelle, comme quoi le bébé naît idiot et apprend tout. Dans de nombreux systèmes d’éducation alternatifs, il est conçu que l’enfant, au fond, sait parfaitement. Il doit juste retrouver l’usage de ses capacités : l’enfant doit ainsi réapprendre à écrire, à lire, à calculer, etc. L’enfant va se développer par la combinaison de ce que l’enfant sait déjà et qui va être réactivé dans le présent, de ce qu’il apprend puis de ce qui est programmé par le transgénérationnel.

Le transgénérationnel est-t-il négatif ?

Lorsqu’un constructeur fabrique en série un modèle de voiture qui se révèle quelques années plus tard comme porteur d’un défaut de construction (par exemple une fragilité sur la carrosserie entraînant une corrosion accélérée sur un endroit précis du châssis), on ne va pas forcément déclarer que le modèle en question est de la « M ». Le transgénérationnel pourrait assimilé à l’ensemble des plans de construction de notre véhicule dans le cadre de la famille qui est la nôtre : les failles, les altérations, les divergences avec un idéal, etc. pourront être assimiler à des défauts de construction. Ces défauts ne pourraient être isolés du reste et éliminés, ils sont véhiculés d’une génération à l’autre. Nous avons juste tendance à focaliser sur les aspects négatifs du transgénérationnel, en oubliant que ceux-ci en représentent peut être un millième, ou un milliardième. J’ai moi-même commis cette erreur dans la page no 13 de mon livre.

Pourquoi se charger de transgénérationnel négatif

Le beau David sur la place Signoria à Florence me semble être la reproduction de l’homme idéal, hélas en pierre et non en chair. Quant aux femmes, elles verront peut être leur idéal sur le fameux tableau de Botticelli représentant la belle Vénus dans une coquille, conservé et exhibé dans le musée des Offices juste à côté de David. Il se peut bien que l’idéal corresponde à une programmation transgénérationnelle indemne de défauts de construction. Mais est-ce que ça existe réellement, la perfection ? N’est pas une création de notre esprit ? En plus, ce que les uns vont trouver merveilleux va être taxé d’abject par les autres. Avez-vous déjà entendu cette conversation quelque part : « Elle est géniale ta famille ! » … « Merci du compliment, mais devrais passer un week-end avec elle et tu regretteras ce que tu viens de dire … » Les familles parfaites n’existent que sur papier glacé.

Se libérer de quoi ?

Au bout d’un millier de consultations, je suis venu à la conclusion que la famille était notre miroir. Ce qu’elle nous renvoie, c’est donc également tout ce qu’il y a à transformer chez soi. Inutile donc de se plaindre de sa famille d’accueil terrestre : nous l’avons choisi pour le meilleur et le pire. Simplement, lorsque nous entrons dans une démarche d’évolution et de changement, à travers les archétypes transgénérationnels, l’arbre généalogique se présentera souvent comme une entrave à l’évolution. Se libérer des archétypes transgénérationnels est ainsi une méthode puissante permettant une accélération du changement.
Quand je regarde ma famille d’un œil critique, je peux voir ses qualités, mais aussi ses défauts, ses manquements, la souffrance véhiculée, apparente ou cachée. Dès l’instant où je me dis que tout cela, je le porte également et avec un risque élevé de reproduire les schémas de souffrance, je me mets dans une posture qui permet mon évolution par une libération progressive de ce que j’ai choisi d’endosser.

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