Darwin et la sortie de l’eau des espèces aquatiques

En 1859, Charles Darwin publie son livre « de l’origine des espèces » : un vrai pavé dans un monde en quête de compréhension de nos origines. Seul le lecteur attentif lira dans les dernières lignes de cet ouvrage les doutes exprimés par Darwin sur ses propres théories. D’une grande polyvalence, il avait bien conscience que la validité de ses théories ne devrait venir de l’étude de fossiles. Or, il admit que lors de la rédaction de son livre, les preuves étaient encore loin d’être assemblées.
Toujours est-il que sa théorie paraissait tellement belle qu’elle a été adoptée par de nombreux scientifiques, oubliant leur devoir de prudence et de neutralité. Encore aujourd’hui, la théorie de l’évolution selon Charles Darwin nous est enseignée comme une vérité prouvée scientifiquement, mais ce n’est hélas pas le cas. Lire la suite

Le présent, un embouteillage dans le couloir du temps ?

02A chaque fois que la fatalité m’oblige de rentrer dans les affres d’un embouteillage, je me retrouve à philosopher sur les vertus de la patiente, de l’attention à l’instant présent et patati et patata. Les autoroutes, c’est fait pour rouler, pour avancer et notre mental est content quand ça roule. Le mental est fait pour le déplacement et ne supporte pas quand ça bouchonne. Vous et moi disposons de cette merveilleuse machine qui fonctionne hors du temps, à l’aise dans les espaces, dans le mouvement, dans le nouveau et dans le changement. Alors, pourquoi le temps vient ralentir, voire bloquer la dynamique de notre essence mentale ? Je ne me souviens plus de l’auteur de ces mots de sagesse que voici : « le temps a été inventé par l’univers pour que tous les évènements ne se déroulent pas en même temps ». Lire la suite

La matière est-elle ce que nous croyons ?

Très récemment, je suis tombé sur une vidéo de Jack Houck, un américain qui a organisé, il y a plusieurs décennies déjà, des « spoon bending parties », des soirées « pliage de cuillères ». Il semblerait que 85% des participants aient réussi à plier une cuillère ou une fourchette et cela uniquement par l’action de la pensée. Au-delà de la polémique, initiée par les apparitions d’un certain Uri Geller dans des shows télévisés en Europe et aux Etats-Unis, cette histoire d’objets rigides, capables de devenir molles pour la durée de quelques instants puis de durcir à nouveau, participe à bouleverser notre conception de la matière. J’ai aussi tenté de plier une cuillère par ma volonté mais n’y suis pas encore parvenu. Peut-être que je suis trop formaté, trop diplômé dans la matière pour m’autoriser à transgresser des lois qui nous sont présentées comme immuables. Mais je vais continuer d’essayer, parce que le rebelle en moi s’est toujours dit que hiérarchiquement, la matière se trouve en dessous de l’esprit. Est-il concevable que la manière dont la matière se présente à nous soit dictée par la croyance que nous entretenons collectivement à son sujet ? Pourrions nous soit échapper à cette croyance ou même changer cette croyance collective ? Plier une cuillère par la pensée revient alors à échapper à la croyance collective pour la durée de quelques secondes. Lire la suite

Rhume et refroidissement – quel lien

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Pourquoi nous attrapons plus souvent des rhumes en hiver, et cela même sans avoir eu froid ?

Ça fait un bon 04moment que je mets en question le mythe du refroidissement, surtout parce que j’observe depuis longtemps qu’un début de rhume, avant de s’amplifier et de s’en prendre à tout le système respiratoire, est d’abord une réaction de défense. Mais défense contre quoi ?
Mes propres rhumes, et j’en vis à des intervalles réguliers, été comme hiver, m’ont servi de terrain d’études pour élucider les mécanismes qui sont à la base de ses rhumes. Comme toute ressemblance de mes rhumes avec les vôtres est probable, mais jamais certaine, mes idées ne serviront donc qu’à ébrécher le mur des idées reçues et jamais vérifiées. Lire la suite

Le rêve d’un Noël parfait

3Avec la fin d’année, nous vivons l’éternel retour d’une fête dont les racines plongent dans la nuit des temps. Au temps des romains, les Saturnales marquaient la période précédant le solstice d’hiver. On reporte que ces Saturnales étaient accompagnées de grandes réjouissances populaires. Il semblerait que les premiers chrétiens aient choisi le 25 décembre pour commémorer la naissance de Jésus parce que c’était la seule journée où il n’y avait pas de fête romaine au programme.
Peu importe d’ailleurs le nom qu’on lui donne et la tradition religieuse ou païenne qui se trouve célébrée, cette fête autour du solstice d’hiver va nous permettre un regard sur une division profonde des humains que bien souvent la plus grandiose des fêtes ne saurait combler. La question métaphysique qui se pose à chaque solstice d’hiver s’exprime en ces termes très simples : « Est-ce que le soleil va revenir ? » Cette question si essentielle mais inconsciente s’exprime alors que foisonnent les marchés de Noël avec toutes leurs kitscheries, les biscuits de Noël aux épices des trois mages et les romances de Noël made in New York.

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Même un dysfonctionnement est un fonctionnement

Lorsque je vois une personne qui boîte, une autre qui bégaye en essayant d’aligner quelques mots ou entrain de tousser pour libérer ses capillaires pulmonaires engluées, j’en arrive à me poser des questions sur ce que nous appelons très communément des dysfonctionnements de notre corps humain. Combien d’emballages de médicaments vantent une action efficace contre les dysfonctionnements des reins, de la vessie des glandes lambda et je ne sais quel autre organe vital. C’est comme si un certain regard sur notre fonctionnement cherchait à y percevoir tous les dysfonctionnements possibles, dans l’optique d’une médication appropriée qui remettrait de l’ordre dans ces rouages grippés. C’est vrai qu’une voiture peut connaître le dysfonctionnement lorsqu’une pièce est trop usée ou cassée par sollicitation excessive. C’est vrai que son installation électrique peut dysfonctionner suite à la présence d’un rongeur qui s’est pris à l’isolant des câbles.
Au Moyen-Âge, personne n’aurait recouru au mot « dysfonctionner » pour désigner une maladie. Très souvent, on y voyait le mal qui, sous une forme pernicieuse, s’en prenait au malade et à sa sève vitale. Il fallait alors trouver un moyen de chasser ce mal. Cet exemple permet de comprendre à quel point, notre conception de la maladie est liée à l’époque. Vu que nous sommes entrain de passer d’une époque à l’autre, nous pourrions aussi enterrer l’idée du dysfonctionnement, bien trop calquée sur l’univers des machines. En quoi sommes-nous différent de la machine ou de la mécanique bien huilée ?

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Neuro(in)conscience

Les neurosciences se profilent actuellement comme une branche scientifique sur le point de bouleverser tout un tas de conceptions sur nous-mêmes, et en particulier la manière dont notre cerveau traite les émotions, effectue des apprentissages, se met en état de stress, etc. Nous pensions que le son développement s’arrêtait durant l’enfance pour aller vers un déclin inexorable. En plus, on nous disait (à tort bien sûr …) que nous n’utilisions que 10 pourcent de nos capacités mentales. Aujourd’hui, nous savons que la plasticité des interconnections neuronales se fait en fonction des informations que nous lui donnons à traiter. Pour que le cerveau gagne en capacités, il s’agit vraiment de faire du nouveau, de soumettre son cerveau à des informations, des exigences, de défis qu’il n’a pas encore connus et qui incluent une participation du corps. Le remodelage du cerveau s’opère ainsi par l’apprentissage de nouvelles langues ou du pilotage d’un drone, par l’entrée dans l’univers du tango argentin ou toute autre danse ou technique corporelle. Il y a une réelle différence entre se nourrir de connaissances et acquérir des nouvelles compétences. Dévorer tous les romans best-sellers de l’année ne changera pas la structure du cerveau, pas plus que d’apprendre par cœur le dictionnaire. Devant l’évidence, nous sommes appelés à revoir nos théories sur les apprentissages, ne serais-ce que par le simple constat qu’une personne amenée à trouver elle-même la solution à un problème qui lui est soumis s’en souviendra infiniment mieux que la personne à qui l’on a simplement expliqué la solution; autre manière de réitérer ce que nous savions déjà : le gavage du cerveau ne sert pas à grand chose.

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Sortir de la zone d’inconfort

Il y a quelques jours que je blaguais avec une amie sur cette fameuse injonction qui nous invite à sortir de notre zone de confort. Pour moi, les véritables zones de confort se trouvent majoritairement dans le hall d’entrée d’un hôtel de luxe. Arrangés autour d’une table basse impeccablement lustrée, un ou deux fauteuils en cuir vont accueillir nos fesses, s’y enfonçant si profondément qu’il est vraiment difficile d’en resurgir.
Pris au piège dans le confort, ça nous arrive, mais j’ai l’impression que ce qui nous arrive bien plus souvent encore, c’est de nous trouver happé dans l’inconfort. Piège mutant, qui cache bien son jeu, il prend des allures variables et se présente comme une addiction, un job insatisfaisant, des relations toxiques ou une situation de couple infernale. Et quand le piège de l’inconfort se resserre, il risque carrément de choisir le masque de la maladie. Cette constatation nous amène forcément vers une autre question : Combien faut-il d’inconfort pour faire bouger quelqu’un ? Faut-il se trouver en état d’épuisement, en burn-out, au bord de la folie ou à l’agonie pour changer quelque chose à une situation d’inconfort ?

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Avoir confiance en l’univers

Ce mois-ci (mai 2018), j’ai décidé d’aborder un vrai sujet bateau, disons plutôt paquebot. Il se peut que vous ayez déjà (presque) tout lu à ce sujet, pratiqué tous les exercices et méditations proposés en vue de gagner un max de confiance. Mais alors, que puis-je bien ajouter à tout ce qui a déjà été dit? Et pourtant, je vous invite à lire la suite, peut être qu’il y a du nouveau en la matière.

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Entre excès de stabilité et manque d’instabilité

Le monde qui nous entoure ne cesse de nous parler de ces deux opposés tout en nous incitant à croire qu’il n’y a que la stabilité qui soit désirable : stabilité monétaire, politique, familiale, écologique, etc. Tous les printemps, les jours se rallongent, les bourgeons éclosent, les fleurs s’ouvrent, les abeilles sortent de leur ruche et les bouchons se forment dans le tunnel du Gothard. Que de stabilité ! Pourtant, lorsque nous regardons les choses de plus près, nous observons l’apparente instabilité à l’œuvre pour maintenir cette stabilité. Nous ne tenons sur un vélo qu’en effectuant continuellement de petites incursions vers la droite et vers la gauche, de même, nous ne tenons en équilibre sur nos jambes que grâce à des micro-mouvements. Philosophiquement, nous pourrions conclure que la stabilité ne peut exister que grâce à l’instabilité.

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