Neuro(in)conscience

Les neurosciences se profilent actuellement comme une branche scientifique sur le point de bouleverser tout un tas de conceptions sur nous-mêmes, et en particulier la manière dont notre cerveau traite les émotions, effectue des apprentissages, se met en état de stress, etc. Nous pensions que le son développement s’arrêtait durant l’enfance pour aller vers un déclin inexorable. En plus, on nous disait (à tort bien sûr …) que nous n’utilisions que 10 pourcent de nos capacités mentales. Aujourd’hui, nous savons que la plasticité des interconnections neuronales se fait en fonction des informations que nous lui donnons à traiter. Pour que le cerveau gagne en capacités, il s’agit vraiment de faire du nouveau, de soumettre son cerveau à des informations, des exigences, de défis qu’il n’a pas encore connus et qui incluent une participation du corps. Le remodelage du cerveau s’opère ainsi par l’apprentissage de nouvelles langues ou du pilotage d’un drone, par l’entrée dans l’univers du tango argentin ou toute autre danse ou technique corporelle. Il y a une réelle différence entre se nourrir de connaissances et acquérir des nouvelles compétences. Dévorer tous les romans best-sellers de l’année ne changera pas la structure du cerveau, pas plus que d’apprendre par cœur le dictionnaire. Devant l’évidence, nous sommes appelés à revoir nos théories sur les apprentissages, ne serais-ce que par le simple constat qu’une personne amenée à trouver elle-même la solution à un problème qui lui est soumis s’en souviendra infiniment mieux que la personne à qui l’on a simplement expliqué la solution; autre manière de réitérer ce que nous savions déjà : le gavage du cerveau ne sert pas à grand chose.

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Sortir de la zone d’inconfort

Il y a quelques jours que je blaguais avec une amie sur cette fameuse injonction qui nous invite à sortir de notre zone de confort. Pour moi, les véritables zones de confort se trouvent majoritairement dans le hall d’entrée d’un hôtel de luxe. Arrangés autour d’une table basse impeccablement lustrée, un ou deux fauteuils en cuir vont accueillir nos fesses, s’y enfonçant si profondément qu’il est vraiment difficile d’en resurgir.
Pris au piège dans le confort, ça nous arrive, mais j’ai l’impression que ce qui nous arrive bien plus souvent encore, c’est de nous trouver happé dans l’inconfort. Piège mutant, qui cache bien son jeu, il prend des allures variables et se présente comme une addiction, un job insatisfaisant, des relations toxiques ou une situation de couple infernale. Et quand le piège de l’inconfort se resserre, il risque carrément de choisir le masque de la maladie. Cette constatation nous amène forcément vers une autre question : Combien faut-il d’inconfort pour faire bouger quelqu’un ? Faut-il se trouver en état d’épuisement, en burn-out, au bord de la folie ou à l’agonie pour changer quelque chose à une situation d’inconfort ?

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Avoir confiance en l’univers

Ce mois-ci (mai 2018), j’ai décidé d’aborder un vrai sujet bateau, disons plutôt paquebot. Il se peut que vous ayez déjà (presque) tout lu à ce sujet, pratiqué tous les exercices et méditations proposés en vue de gagner un max de confiance. Mais alors, que puis-je bien ajouter à tout ce qui a déjà été dit? Et pourtant, je vous invite à lire la suite, peut être qu’il y a du nouveau en la matière.

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Entre excès de stabilité et manque d’instabilité

Le monde qui nous entoure ne cesse de nous parler de ces deux opposés tout en nous incitant à croire qu’il n’y a que la stabilité qui soit désirable : stabilité monétaire, politique, familiale, écologique, etc. Tous les printemps, les jours se rallongent, les bourgeons éclosent, les fleurs s’ouvrent, les abeilles sortent de leur ruche et les bouchons se forment dans le tunnel du Gothard. Que de stabilité ! Pourtant, lorsque nous regardons les choses de plus près, nous observons l’apparente instabilité à l’œuvre pour maintenir cette stabilité. Nous ne tenons sur un vélo qu’en effectuant continuellement de petites incursions vers la droite et vers la gauche, de même, nous ne tenons en équilibre sur nos jambes que grâce à des micro-mouvements. Philosophiquement, nous pourrions conclure que la stabilité ne peut exister que grâce à l’instabilité.

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Être un plus souvent soi-même

Parmi les leitmotivs du développement personnel en tête de liste, nous allons trouver l’expression « devenir soi-même ». Cela sous-entend que nous ne sommes pas nous-mêmes et que grâce à des efforts de toute sorte, nous allons chercher à le devenir de plus en plus. Un des obstacles majeurs sur ce chemin du devenir sera de concilier la recherche qui pousse à prendre soin de ce « soi-même » avec une vie en société. Est-ce même possible ? Je me suis penché un peu sur la question et je vous livre quelques unes de mes réflexions.

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La différence entre la pensée créatrice et la pensée magique

Tout d’abord, qu’est-ce que la pensée créatrice. Lorsque je veux obtenir quelque chose, atteindre un but, trouver un job, une compagne, etc. je peux informer l’Univers de mon projet. Je pourrai placarder mon vœu sur un panneau d’affichage dédié à mes désirs, je pourrai prier pour cela et allumer une chandelle. Je pourrais même m’imaginer être déjà en possession de ma nouvelle voiture ou me visualiser dans ma nouvelle situation, comme si ce que j’essayais d’obtenir était déjà réalité. La pensée créatrice consiste à attirer quelque chose dans son champ, en correspondance une pensée exprimant un désir.
Et la pensée magique c’est quoi alors ?

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Allumer du bois mouillé

ou

“Comment changer la personne avec laquelle je me trouve en couple”

Tout récemment, j’ai eu l’occasion d’aborder un thème bien connu de tous ceux (et surtout celles) qui se trouvent dans une relation de couple avec l’impression de devoir faire avancer le couple tout seul, comme s’il s’agissait de traîner une charrue.

D’un point de vue plutôt biologique, évoluer répond au besoin de la survie. Quand nous sommes en danger, c’est à ce moment-là que nous essayons de trouver une issue à la situation. Or, quand il est question de survie dans un couple, il est souvent trop tard. En d’autres termes, un des partenaires aura déjà décidé que pour survivre, il allait sortir de couple. La thématique de la survie appliquée au couple risque fort de ne point constituer un pôle attractif qui permettrait à un couple d’évoluer par une nécessité autre que l’urgence absolue. La survie du couple répond donc aux impératifs de survie de chacun des deux participants. Mais bien avant qu’il soit question de survie d’un couple, c’est la Vie de ce couple et la dynamique qui s’en suit qui détermine son issue future. Lire la suite

Comment éviter le blues hivernal

Comment éviter le blues hivernal

Grâce à une méthode simple, retrouver la lumière du soleil en soi en plein hiver !

Dans la mythologie égyptienne, l’uræus est l’œil de Rê, une déesse solaire. On le retrouve la plupart du temps représenté sur la coiffe de pharaon, dressé sur le front, dont il est l’un des attributs.

Sur le plan subtil, nous disposons tous d’un uræus, il sert à capter l’énergie solaire pour la diffuser à l’intérieur de notre corps. En été, lorsque la lumière solaire est intense, ce circuit est largement alimenté, mais lorsque la lumière baisse et que le soleil vient à ne plus se montrer que de temps en temps, notre corps n’est plus assez alimenté en lumière solaire. Nous sommes tous affectés, de manière variable, par ce manque de lumière. Certaines personnes, plus vulnérables que d’autres, affichent des symptômes de baisse d’humeur, voire une dépression saisonnière qui ne s’en va qu’avec l’arrivée du printemps. Lire la suite